We are young, heartache to heartache we stand
No promises, no demands
Love is a battlefield


[Pat Benatar]



# Posté le jeudi 27 août 2009 13:11

Paris' time

Paris' time
Paris
20-22 août 2009


Paris "contemporaine"...

Prendre les escalators du Centre Pompidou, une montée crescendo vers l'art moderne et l'art contemporain... découverte de femmes-artistes. Un art violent parfois très ou trop!?, une brutalité la plupart du temps sexuelle, un moyen de se réapproprier leurs corps? Partir ensuite à la rencontre de vieux amis -toutes ces oeuvres étudiées, des Picasso, des Giacometti, durant trois années que l'on découvre enfin devant soi et que l'on observe avec ce p'tit sourire.
Entendre les clapotis et les rouages de la
fontaine Stravinsky -oeuvre distincte et à la fois commune de Niki de Saint-Phalle et de son compagnon Tinguely. Y observer les gens, y savourer le temps...
Se remémorer les célèbres plans de Klapish dans
l'Auberge espagnole. Ces immeubles couleur sable, ces constructions rigoureusement géométriques.
Faire un petit détour par les traditions orientales... le musée du
Quai Branly : ambiance mystérieuse...
Etre subjuguée par la
Cité de l'architecture et du Patrimoine... ces tympans de Jugements derniers... ces statues...
Enfin petit détour par le
Musée d'art moderne de la ville de Paris... la céramique de Matisse, les tableaux cubistes de Picasso, cette matière de Fautrier, ces clichés de Cartier-Bresson...
Se laisser porter par les eaux de la Seine...

Fin de ce séjour artistique... Un grand merci à Noémie...




# Posté le mercredi 26 août 2009 11:48

Modifié le jeudi 27 août 2009 10:56

Je ne suis ni un maso, ni un boulet, ni un poète ; je ne suis qu'un type ordinaire avec une passion trop grande pour lui.

Mieux vaut mourir de ce qu'on aime, en connaissance de cause, que de survivre pour rien.

L'absurde a toujours une résonance émotionnelle.

C'est une femme de miroir comme je suis un homme de l'ombre : on ne prend notre vraie mesure que lorsqu'on s'offre à l'autre.

Je me suis toujours méfié des gens qui préfèrent le bien-être aux passions, la quiétude à l'extase.

C'était le ver amoureux d'une étoile, si heureux d'être redevenu ver de terre après avoir connu la face cachée des étoiles.

Le but de toute vie est de faire circuler l'information. Par l'amour, l'intelligence ou le conflit.

Extraits de La maison des lumières de Didier Van Cauwelaert
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 26 août 2009 07:52

Les familles heureuses se ressemblent toutes, les familles malheureuses sont malheureuses chacun à leur façon. [Tolstoï]

Sauf que je ne me bats pas contre des moulins à vent. Je fais pire : j'en rêve, j'en brûle d'envie, et j'en arrive même à croire que je me suis déjà battu contre des moulins à vent.

J'ai tout d'abord remarqué que chaque livre avait un goût propre -sucré, aigre, amer, aigre-doux, rance, salé, acide.

A présent, assommé et ballotté par la vie comme je l'ai été, j'ausculte mon enfance dans l'espoir d'y déceler une sorte de confirmation de ma valeur, un signe que j'étais destiné du moins pour un temps à être autre chose qu'un dilettante, un bouffon, que je dois mon échec à une inexorable fatalité plutôt qu'à un défaut intrinsèque.

Si des études littéraires servent à quelque chose, c'est bien à appréhender le funeste.

Lire est une chose, en parler en est une autre.

Dans le monde réel, il y a des fossés qui ne peuvent être comblés.

Il s'avère que dans mon cas, quand je termine une ligne, je n'entends rien excepté le silence de mes pensées qui tombent sans fin dans un trou de ma mémoire.

Tout ce désespoir enfoui, cette tristesse et ce sentiment d'impuissance qu'on trouvait dans ses livres remontaient à la surface de sa propre vie, se lisaient dans ses yeux et couvraient son visage d'un voile.

Quand vous vous trouvez face à quelqu'un qui a le moral à zéro, qui vous explique combien le monde est froid, méchant, combien les gens souffrent en vain, combien il y a de solitude, et que vous êtes du même avis, cela vous met dans une situation délicate.

Chaque jour qui passe nous rend un peu plus faibles, un peu plus fous.

[...] la distinction entre assumer un masque, qui vous permet de gagner la liberté, et devoir en porter un est la même qu'entre un refuge et une prison.

Quand une personne est morte, ou presque, on ne fouille plus, on cherche.

Mon chagrin à moi ressemblait davantage à un ennui dévorant. L'ennui pesait sur tout mon être. La vie m'ennuyait, la littérature m'ennuyait, même la mort m'ennuyait.

Sec et froid était le monde, merveilleux les mots.

Extraits de Firmin de Sam Savage

Firmin est pour moi un savant mélange de romans à la Tobby Lolness, de dessins animés à la père Castor et d'ambiance à la Ratatouille. Il y plane cependant une profonde mélancolie, une solitude pesante, une vision réaliste du monde.
Mais
Firmin est aussi une déclaration d'amour à la littérature. Les grandes oeuvres se bousculent au fil des pages...

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 18 août 2009 14:44

Modifié le mercredi 26 août 2009 11:44

[...] regardant avec inquiétude le vaste paysage blafard, ses brusques éclats de lumière jaillissant des serres dans les jardins, son étrange instabilité noir et or, cet éblouissant coucher de soleil, cette surprenante agitation, cette vie intense de la couleur -qui la troublaient, qui lui donnaient un sentiment de responsabilité et de danger.

Sous cette pluie, des paupières humaines eussent été forcées de se fermer.

Les cerfs-volants mettent longtemps à mourir.

Aucun de nous ne voit les autres tels qu'ils sont, [...] c'est toutes sortes de choses, c'est soi qu'on voit.

Je suis ce que je suis, je le suis, je veux l'être.

Arrêtez un homme dans la rue ; demandez-lui votre chemin ; il vous l'indiquera. Mais on n'ose pas le lui demander. On a peur. De quoi? Du regard humain.

Dignes de respect sont les lettres, infiniment courageuses, solitaires, incomprises.

Ce qu'il y a de curieux dans la vie, c'est que bien que ses caractères soient visibles pour tout le monde depuis des siècles, personne n'en a su fournir une explication suffisante.

De même pour les livres. Qu'est-ce que nous cherchons dans des millions de pages?

Elle marche vite, et pourtant tout la distrait. Tantôt elle semble regarder, et tantôt ne rien voir.

La beauté féminine ressemble... elle ressemble, la beauté des femmes, à la lumière sur les flots, qui n'est jamais à demeure sur une vague unique. Toutes la reçoivent, toutes la perdent ; tantôt opaques et ternes comme du suif, tantôt translucides comme une pendeloque de cristal. Les visages qui ne varient pas sont des visages sans intérêt.

Mais personne, là non plus, ne connaissait bien Fanny, ne devinait à quel point tout lui paraissait vain, tout lui paraissait vide.

Oui les modernes sont futiles ; la peinture est le moins respectable des beaux-arts.

Les livres contiennent la réalité.

Cependant, voyager par ses propres moyens, avec une centaine de livres devant soi, c'est quelque chose.

J'aime les livres dont la force se rassemble en une page ou deux. J'aime les phrases qui ne bougeraient pas quand même une armée les traverserait.

Extraits de La chambre de Jacob de Virginia Woolf

Un style particulier voire à certains moments "hermétique", mais des émotions partagées...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 13 août 2009 12:01

Modifié le mercredi 26 août 2009 11:34