La fêlure par laquelle la tristesse se faufile, c'est celle par laquelle vous aurez laissé entrer le monde des apparences et des futilités.

[Hélène Guimard]

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# Posté le mardi 04 août 2009 12:52

# Posté le lundi 03 août 2009 17:33

L'agrément nouveau de l'indépendance lui rendit bientôt la solitude plus supportable.

Il se sentit triste comme une maison démeublée. [...]

Et Emma cherchait à savoir ce que l'en entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres.

Mais comment dire un insaisissable malaise, qui change d'aspect comme les nuées, qui tourbillonne comme le vent?

Vous est-il arrivé parfois, de rencontrer dans un livre une idée vague que l'on a eue, quelque image obscurcie qui revient de loin, et comme l'exposition entière de votre sentiment le plus délié?

Tout lui parut enveloppé par une atmosphère noire qui flottait confusément sur l'extérieur des choses, et le chagrin s'engouffrait dans son âme avec des hurlements doux, comme fait le vent d'hiver dans les châteaux abandonnés. C'était cette rêverie que l'on a sur ce qui ne reviendra plus, la lassitude qui vous prend après chaque fait accompli, cette douleur enfin que vous apportent l'interruption de tout mouvement accoutumé, la cessation brusque d'une vibration prolongée.

Comment donc avait-elle fait pour se méprendre encore une fois? Du reste, par quelle déplorable manie avoir ainsi abîmé son existence en sacrifices continuels? Elle se rappela tous ses instincts de luxe, toutes les privations de son âme, les bassesses du mariage, du ménage, ses rêves tombant dans la boue comme des hirondelles blessées, tout ce qu'elle avait désiré, tout ce qu'elle s'était refusé, tout ce qu'elle aurait pu avoir... et pourquoi? pourquoi?

Il s'était tant de fois entendu dire ces choses, qu'elles n'avaient pour lui rien d'original. Emma ressemblait à toutes les maîtresses ; et le charme de la nouveauté, peu à peu tombant comme un vêtement, laissait voir à nu l'éternelle monotonie de la passion, qui a toujours les mêmes formes et le même langage.

[...] la tolérance est le plus sûr moyen d'attirer les âmes à la religion.

Elle connaissait à présent la petitesse des passions que l'art exagérait.

[...] tout passa pour elle dans l'éloignement, comme si les instruments fussent devenus moins sonores et les personnages plus reculés [...]

[...] et il y avait pour lui comme une promesse incertaine qui se balançait dans l'avenir, tel qu'un fruit d'or suspendu à quelque feuillage fantastique.

Extraits de Madame Bovary de Gustave Flaubert

Une mélancolie intemporelle...


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# Posté le lundi 03 août 2009 05:32

Modifié le mercredi 26 août 2009 07:55

Daniel Buren, Le vent souffle où il veut, 2009, De Haan

La prise de conscience spatiale est essentielle dans sa trajectoire artistique. L'artiste a voulu créer l'illusion du bois en bord de plage, en y plantant non pas des arbres, mais en y répartissant de-ci de-là une centaine de hampes de drapeau. Des girouettes y sont suspendues, comme sur les champs d'aviation et autoroutes. Il fallait à tout prix que le visiteur puisse déambuler entre les mâts, défilant ainsi dans une oasis de couleur. L'interaction humaine fait partie de la création, le rapport à l'environnement naturel aussi. Au rythme des flux et reflux, les mâts de pavillon se font tantôt minuscules et lointains, tantôt longs et proches...

Une expérience des sens...

Beaufort03
#Art-sur-mer
#Triennale d'art contemporain
28.03 – 04.10.2009
Côte belge
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# Posté le samedi 01 août 2009 11:30

_My Playlist_

_My Playlist_
1. Alain Bashung - La Nuit je mens
2. The Kinks - All Day and all of the Night
3. Aretha Franklin - I say a little Pray for You
4. Nougaro - Amstrong
5. Barbara - Göttingen
6. Depeche Mode - Wrong
7. Caravan Palace - Dragons
8. Moriarty - Enjoy the Silence
9. Sayag Jazz Machine - Flipper Down
10. Eurythmics - Sweet Dreams


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# Posté le vendredi 31 juillet 2009 16:00